On ne peut pas forcer quelqu’un à être heureux mais ...

   La notion de bonheur est subjective en ce sens que ce qui fait la joie de l’un peut générer de la tristesse chez l’autre. Le pêcheur est heureux de sa prise, le poisson est triste de quitter l’océan (enfin, on peut le supposer).

   Pour répondre aux interrogations de beaucoup, Les Républicains de Wallis-et-Futuna n’ont pas pour vocation de n’exister que lors des échéances électorales pour servir de soupape aux électeurs mécontents de leur situation comme peut l’être le Front National en métropole. La fédération locale est une composante à part entière du Mouvement national qu’il faut s’attacher à intégrer dans la politique de la Nation dont Wallis-et-Futuna fait partie.

    Les dernières élections ont vu un recul historique de la Droite dans nos îles. C’est un fait et j’y ai contribué. Il faut cependant analyser cette situation avec le regard d’un îlien et non celui d’un métropolitain.

   Les sympathisants de droite sont toujours aussi nombreux comme le prouve les chiffres de la primaire UDI-LR et celui des législatives : taux de participation ayant atteint, en pourcentage, un record national pour l’un et 50% de voix en sus du nombre d’adhérents LR locaux pour l’autre.

    Cela indique que le choix de l’électeur de Wallis-et-Futuna n’est pas une démarche politique mais bien qu’il est dicté par « autre chose ». Les besoins d’évolution ou l’envie de faire cesser les injustices sont exprimés régulièrement, à titre individuel, mais sauter le pas pour réaliser des réformes nécessite une action politique collective. Refreinée par l’oligarchie locale qui s’est renforcée à l’Assemblée territoriale et au Parlement, cette volonté d’aller de l’avant ne pourra jamais se concrétiser tant que l’électeur votera en « écoutant son ventre » comme le disent de façon imagée certains observateurs.

    Le principe du vote en lui-même est-il réellement comparable à celui du reste de la nation ? Il est évident que non. On ne vote pas (encore) dans nos îles par amour de la démocratie, on remercie celui qui vous a apporté le confort de l’instant par un don en argent ou une promesse d’embauche ou celui qui est de la famille ou bien simplement du village. Et lorsque l’argent est dépensé ou la promesse non tenue ? On retourne à ses plaintes contre ces mêmes personnes et la boucle est bouclée jusqu’aux prochaines échéances électorales.

    Sous ma présidence, Les Républicains de Wallis-et-Futuna continueront à essayer de rompre ce cercle d’évènements anti-démocratiques. Le livre blanc publié par la fédération, contenant l’analyse quasi-exhaustive des réformes nécessaires et l’exposé des solutions concertées avec la population, reste le fil conducteur des actions à venir. Son contenu inspire, fort maladroitement mais largement, les institutions actuelles et, en cela, c’est une belle victoire de notre mouvement. En effet, ce document contient vos pensées, vos désirs de changement et la façon de le faire, le mode d’emploi pour donner un avenir à nos enfants et aller au-delà de la simple jouissance de l’instant présent.

    - Alors, certes, on ne peut pas forcer quelqu’un à être heureux mais on doit lui donner le goût du bonheur et je continuerai à m’y employer, pour vous.

 

 Hervé DELORD,

Président de la fédération Les Républicains de Wallis-et-Futuna.