"Lorsque l'enfant paraît..."

   Procréation gay…[1]

   Les défilés de Gay Pride vont bon train sur la planète !  L’une de leurs doléances est la procréation. Avoir des enfants étant le propre de l’homme comme de la femme, rien d’étonnant à celle-ci ! Sauf si l’on considère les droits bafoués de l’enfant ainsi né.

   Pierre et Jacques sont deux homosexuels bien dans leur tête. Mariés depuis quelques années, ils décident, enfin, d’avoir des enfants. Le hic étant qu’aucun d’eux ne pouvant en porter, il leur faudra donc trouver une mère porteuse qui s’effacera définitivement après l’accouchement.

   Chose promise et faite une fois que Pierre ait donné son sperme et quelques centaines de billets pour cela.

   L’enfant né est un joli petit garçon dénommé Alain. Il est donc le fils, sur le papier, de Pierre t de Jacques.

   Quelques mois passèrent, l’envie d’un nouvel enfant devint de plus en pus ardente. Cette fois-ci, c’est Jacques qui donnera son sperme à une mère couveuse anonyme et différente de la précédente.

   L’enfant né est une jolie petite fille prénommé Madeleine. Elle est donc, elle aussi, la fille, sur le papier, de Pierre et de Jacques. Et la sœur d’Alain.

   Les années s’écoulèrent et les deux frères et sœurs devinrent de très beaux adolescents. Tellement, qu’ils se plurent et décidèrent, comme leurs deux papas, de se marier. 

   L’inceste étant encore interdit par la loi, les deux amoureux, pourtant génétiquement étranger l’un à l’autre, pourront-ils se marier ?

   Rien n’est moins sûr ! Seule une loi, voire une autorisation juridique pourra permettre leur union.

   Ceci dit, des hétéros créés par des homos, cela risque de faire désordre !

   Le temps faisant son lit, les deux amoureux décidèrent de se séparer. Ils restèrent toutefois amis, et frères vu qu’ils ont les même parents, papa Pierre et papa Jacques.

   Quelques mois plus tard, Alain rencontra une superbe asiatique, prénommée Mahina, récemment immigrée et étudiante dans une université de prestige du pays.

   D’aides linguistiques aux aides administratives, récompensées par des repas en tête à tête dans le campus de la jolie, l’idée d’une union émergea tout naturellement.

   Les bans publiés, les parents de Mahina firent, pleins de joie à cette bonne nouvelle, le voyage. Joie intense mais courte si l’on en juge par la rencontre des parents respectifs. Il s’avère que la mère de Mahina n’est autre que la mère porteuse du futur marié AlainMahina est donc sa demi-sœur !

   Si sur le papier, ces deux enfants sont totalement étrangers l’un à l’autre, par le sang ils ont la même mère ! 

   Faudra-t-il les laisser s’unir pour le meilleur et pour le pire comme dit la chanson ?

   A examiner le monde en préparation, certains diraient que seul l’amour importe. D’autres, s’indigneraient que l’on ouvre la boîte à pandore à un monde où plus rien n’est maitrisable et où seul le plaisir individuel compte.

   Si l’exemple décrit plus haut est totalement imaginaire, et marginal rapporté à la fantaisie de l’homme, il n’en reste pas moins qu’il reste dans le domaine du possible dans ce monde en déshérence.

 

 Redirigé et publié le lundi 14 août 2017