LR : on n’est plus à un abandon près… À la différence de saint Pierre, cela ne leur tire aucune larme.

   Ce qui force le respect – « Ce qui me semble beau », écrivait Flaubert à propos de tout autre chose –, c’est cette propension des créatures politiques à se renier constamment pourvu qu’elles perdurent. Toutefois, à la différence de saint Pierre, cela ne leur tire aucune larme ".

   Ainsi, Les Républicains, dans l’espoir de récupérer les miettes laissées par le coup d’État light perpétré par ceux qui tiennent les fils de la marionnette Macron, ont revu leur programme des législatives.

   Plus question de toucher à la loi sur le mariage pour tous et ses dérives, ou loi Taubira, du nom de cette nouvelle Parque qui, aux côtés de Martine Aubry et Anne Hidalgo, s’est mis en tête de jouer avec les fils de la destinée nationale en créant un mouvement politique : « Dès demain ». Ça promet ! de ladite loi figurait dans le programme de François Fillon. Vous savez, celui qui, au soir de sa défaite au premier tour de la présidentielle, s’en est allé En Marche !

   La décision des Républicains a de quoi étonner car la réécriture de ladite loi figurait dans le programme de François Fillon. Vous savez, celui qui, au soir de sa défaite au premier tour de la présidentielle, s’en est allé En Marche !

   Pourtant, en juin 2016, le même Fillon déclarait, dans un entretien accordé à La Croix : « Le désir d’enfant ne peut pas être transformé en droit à l’enfant. Avoir un enfant est un don de la vie ; il ne peut avoir une finalité centrée sur soi. L’intérêt de l’enfant suppose une conception plus altruiste du droit. »

   Comme l’a si justement souligné Hervé MARITON : « Il y a un compromis qui consiste à ne pas parler des choses. Ce n’est pas très glorieux. C’est mieux que de dire le contraire de ce qu’on veut. C’est moins bien que de dire exactement ce qu’on veut. »

   Nouvelle trahison, donc, puisqu’en élisant le candidat Fillon aux primaires de la droite et du centre, les électeurs avaient entériné cette promesse de réécrire la loi Taubira. Hélas, de nombreux catholiques ont fait encore mieux que Les Républicains, puisqu’ils sont allés spontanément se jeter dans la gueule du Kraken en votant Macron. Avec un entourage très islamophile, le Président Macron leur inspirera plus sûrement des Requiem que des Te Deum ! Passons.

  J’entends d’ici les sirènes cathophobes hurler. Mais, tout en rejetant résolument l’homophobie réelle – laquelle vient plus sûrement du croissant que de la croix, au passage ! –, cette loi Taubira me semble un foyer de discorde inutile qui mériterait d’être tranché comme jadis le nœud gordien par Alexandre III de Macédoine. À chacun ses traditions : le mariage, au-delà du christianisme, est une affaire hétérosexuelle. Et là, je ne parle même pas de la fameuse GPA, qui ne devait pas exister chez nous mais qui, par des moyens détournés, existe bel et bien.

   À ce compte-là, et à force d’abdiquer leur identité propre, autant que Les Républicains disparaissent et se fondent dans le grand tout macronien, comme certains d’entre eux l’ont d’ailleurs déjà fait. Là, au moins, ils s’épanouiront pleinement dans la politique transgenre !

Charles DEMASSIEUX[1].

 

Redirigé depuis "Boulevard Voltaire" (lien en note ci-dessous) et publié le lundi 15 mai 2017.

Edouard Philippe, maire LR de Brest: premier ministre de Macron?

15. Mai, 2017

Jean-François Copé : « Édouard Philippe sera Premier ministre, il n'y a pratiquement aucun doute »

« Je ne sais pas si ce sera un bon premier ministre mais une chose certaine c'est qu'il n'y a pratiquement aucun doute sur le fait qu'Édouard Philippe sera nommé Premier ministre » a affirmé Jean-François Copé dimanche 14 mai sur France Inter, dans l'émission Questions Politiques.
D'après le député-maire Les Républicains de Meaux, « c'est un secret de polichinelle qu'il sera Premier ministre, que Bruno Lemaire entrera au gouvernement. L'un et l'autre ont déployé une énergie folle pour adresser à leur famille politique qu'ils n'ont plus besoin d'elle ».
L'ancien secrétaire général de l'UMP a comparé cette possible nomination d'Édouard Philippe, membre du parti Les Républicains, avec l'ouverture à gauche pratiquée par Nicolas Sarkozy après son élection en 2007 : « Il faut que personne ne soit dupe sur le fait que cela ressemble à ce que Sarkozy avait fait il y a quelques années avec Bernard Kouchner, Martin Hirsch... qui étaient totalement à gauche et qui ont quitté leur camp pour certains ministères » a déclaré Jean-François Copé, député maire Les Républicains, à France-Info
« Mais ne nous trompons pas, a réaffirmé Jean-François Copé, derrière ces deux exemples, ce n'est pas la droite qui se fissure. Je ne vais pas cesser de dire à tout le monde, comme le fait François Baroin, que nous sommes aux responsabilités à droite. Va-t-on laisser le paysage politique complètement vide entre Emmanuel Macron et Marine le Pen ? » a-t-il conclu.