L'imposture

M. le Député POLUTELE, à l'Assemblée Nationale.

   Nous venons d’entendre ce matin sur les ondes radio de Wallis 1ère une information délirante, dans le cadre de la campagne des Présidentielles de mai 2017 : M. le Député de Wallis-et-Futuna – encore pour un peu de temps… -, M. Napole POLUTELE a annoncé son soutien à M. Emmanuel MACRON. Et savez-vous pourquoi ? Parce qu’au lendemain de la « loi Macron » (Loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques, promulguée et publiée au Journal officiel le 7 août 2015), il a rencontré dans les couloirs de l’Assemblée nationale son auteur éponyme - fort malmené par les frondeurs conduits par Benoît Hamon - et sympathisé avec lui. Si ! C’est parce que c’est un pote qu’il fait ici campagne pour lui. Un peu mince…

   Tout au long de son mandat, M. François Hollande a passé son temps à abîmer les institutions et saper l’autorité de l’État. À croire qu’il a décidé de complètement les détruire. C’est une situation grosse de dangers. L’opération Macron est plus qu’à l’évidence une tentative de continuer comme si de rien n’était.

   Dire que le télévangéliste MACRON, glamour à souhait, chouchou des médias, l’homme qui affirme qu’il ‘y n’a pas de « culture française », qui soutient que « la colonisation de l’Algérie a été un crime contre l’humanité » et qui le 26 mars s'est exprimé sur la crise sociale en Guyane en qualifiant le territoire ultra-marin d'« île »[1] est l’héritier en tout point de l’actuel président de la République: c'est une évidence.

   Si par malheur Emmanuel Macron et ceux qui l’emploient arrivaient au pouvoir, il n’y a aucune chance que les libertés publiques foulées aux pieds depuis cinq ans et martyrisées depuis six mois soient restaurées. On sait bien que la mondialisation néolibérale dont Macron est l’agent, est incompatible avec la démocratie.

   Mais c’est vrai que M. le Député a trompé les siens (ses électeurs…) pour mieux servir le prince, donc son héritier. Logique. Et lamentable.

 

Publié le mercredi 12 avril 2017.



[1] En décembre 2016, Emmanuel Macron avait déjà évoqué les « expatriés en Guadeloupe ». Une première « gaffe » qui avait déjà bien fait parler d'elle. En métropole, il avait également placé Villeurbanne en région lilloise.