L'avortement serait un "soin"...

La culture de mort impose l’idée que l’avortement est un « soin »[1]

   Le Conseil général pharmaceutique de Grande-Bretagne vient de décréter que la clause de conscience dont bénéficiaient les pharmaciens est « incompatible » avec les « soins centrés sur la personne ». Désormais les pharmaciens britanniques ne pourront donc plus refuser de vendre des produits contraceptifs et abortifs. Les évêques catholiques ont réagi :

   « Le Conseil laisse entendre que l'objection de conscience, qu'elle soit motivée par des préoccupations religieuses ou autres, est un obstacle à la garantie de soins centrés sur le patient. Il semble suggérer qu’avoir une conscience morale et prodiguer des soins centrés sur le patient sont des facettes incompatibles de la profession d'un pharmacien. Cependant, nous soutenons que le fait d'être une personne de conscience est en fait une exigence de tout professionnel de la santé. »

   En France les pharmaciens n’ont pas de clause de conscience (la tentative d’en instaurer une, l’an dernier, a tourné court) pour la même fausse raison que le patient a droit à des soins centrés sur sa personne : les contraceptifs et abortifs sont des « médicaments ». Alors qu’il n’y a ni « patient », ni « soins ». Mais la culture de mort impose l’idée que l’avortement est un « soin » dont toute femme a le droit de bénéficier…

   Si nous lisons bien : le concept de « soins centrés sur la personne » alliée à l’affirmation officielle que les produits contraceptifs et abortifs sont des « médicaments » induit, en bonne logique, que la grossesse est une maladie… Attendre un enfant, c’est comme avoir un cancer : cela relève de la chimiothérapie, ici sous forme d’abortifs, étant compris que l’acte chirurgical ultime sera l'ablation de cette tumeur qu’est le fœtus.