Cathédrale Notre-Dame de Paris.

Notre civilisation judéo-chrétienne fragilisée par notre Etat

Notre Civilisation gréco-latino-judéo chrétienne est en danger !

 

Avertissement : le texte qui suit n’est pas de notre cru.  Il date de septembre 2012 et nous n’en avons pas retrouvé l’auteur. Certes nous aurions pu l’ « arranger » à notre main, mais c’eût été commettre un plagiat. Nous le livrons donc tel quel. Le terme de « Pères » de la première ligne du texte renvoie aux « pères de l’Église ».

 

 Comme les Pères le remarquent, mais aussi des penseurs – sociologues, psychologues ou philosophes – le mariage est une institution aussi vieille que notre humanité, tout du moins depuis que nous somme entrés dans l’Histoire. Autant dire qu’il est le fondement de notre Civilisation, mais aussi de toute civilisation. Il se pratiquait officiellement dans les sociétés précolombiennes  comme dans la Grèce antique ou chez les Perses de Darius. Et toujours, il s’est entendu comme l’union officielle entre un homme et une femme en vue de fonder une famille. C’est sur cette base que se construit la cité : « L'association première de plusieurs familles, mais formée en vue de rapports qui ne sont plus quotidiens, c'est le village, qu'on pourrait bien justement nommer une colonie naturelle de la famille ; car les individus qui composent le village ont, comme s'expriment d'autres auteurs, « sucé le lait de la famille » ; ce sont ses enfants et les enfants de ses enfants » (Aristote, Le Politique, Livre I, 1252 b). Un peu plus loin, Aristote écrira que c’est l’association de plusieurs villages qui constituera l’état.

 Claude Lévi-Strauss (qui parle en scientifique et non en moraliste, d’ailleurs il était athée) peut donc s’autoriser à définir le mariage comme le socle universel de la famille : « La famille, fondée sur l'union plus ou moins durable, mais socialement approuvée, de deux individus de sexes différents qui fondent un ménage, procréent et élèvent des enfants, apparaît comme un phénomène pratiquement universel, présent dans tous les types de société (Le regard éloigné, 1983). Et de remarquer ailleurs : les époux « sont des individus de sexes différents et […] la relation entre les sexes n'est jamais symétrique »(Structures élémentaires de la parenté, 1948, p.133).

 La différence sexuelle comme moteur de la vie apparaît bien avant l'homme, dès les premiers organismes complexes, il y a plus d'un milliard d'années. Dès l'origine, les sociétés humaines ont éprouvé le besoin de régler la sexualité et surtout la procréation, sur la base d'une différence reconnue entre l'homme et la femme, donnée plus universelle encore que l'interdit de l'inceste. Si l'homosexualité existe, elle aussi, depuis longtemps, l'idée d'un mariage entre personnes de même sexe est en revanche absente de l'histoire, sinon sur le mode parodique (cf. la vie de Néron par Suétone) ou même ironique : la pseudo homosexualité des grecs de l’Antiquité.

 Donc, quand je dis que ce sont les fondements mêmes de notre Civilisation qui sont en cause dans cette affaire, je ne me trompe pas.

 La Constitution organise la société politique. Mais celle-ci n'est pas seulement une société d'individus, elle est aussi une société de sociétés : collectivités territoriales dont traite le chapitre XII de la constitution, et naturellement familles mentionnées au paragraphe 10 du préambule de la constitution du 27 octobre 1946 : « La Nation assure à l'individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement ».  Et le paragraphe suivant s’appuie implicitement sur la conception traditionnelle de la famille : « (La Nation) garantit à tous, notamment à l'enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs ». Les lois qui régissent cette cellule de base de la société politique que constitue la famille, ont, comme les droits des individus, une dimension métapolitique. Elles ont dès lors, par leur caractère fondateur, une toute autre portée que les lois ordinaires, votées à l'intérieur du cadre constitutionnel. Si les grands textes métaconstitutionnels comme la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen du 26 août 1789 ou les préambules des constitutions les plus récentes ne parlent pas des rapports de l'homme et de la femme, l'article 4 de la Déclaration des droits et devoirs de l'homme et du citoyen du 5 fructidor an III dit que « Nul n'est bon citoyen, s'il n'est...bon époux » mais sans préciser le sexe du partenaire. Il est vrai qu'à l'époque où ces textes furent rédigés ces choses avaient un tel caractère d’évidence qu'une telle précision n’apparaissait pas nécessaire.

 Mais la Constitution du 3 juin 1958 ayant adopté dans son préambule ce lui de la constitution de 1946, les textes envisagés pourraient bien être déclarés anticonstitutionnels et contraires à la Convention européenne des Droits de l’Homme (Art.12 : A partir de l’âge nubile, l’homme et la femme ont le droit de se  marier et de fonder une famille selon les lois nationales régissant l’exercice de ce droit) comme contraires aussi à la Convention européenne sur l’exercice des Droits de des Enfants de 1996.

 Un crime contre l’humanité.

 Ici encore, de nombreux commentateurs, dont les Pères eux-mêmes, ont mis le doigt sur les difficultés juridiques qui allaient altérer l’état civil.

Mais il y a aussi les difficultés existentielles que rencontreraient les éventuels enfants adoptés par des couples homosexuels. Certes, il y a peu de chance que les services de l’Assistance Publique ou des Directions départementales des Affaires sociales confient un enfant sans parents à une « paire » homosexuelle qui ne « ferait pas le poids » devant une famille biparentale. Pas plus que les quelques services hospitaliers qui pratiquent la procréation assistée : cette dernière est encadrée par de telles règles juridiques qu’elle à peu près impossible à mettre en œuvre en faveur des homosexuels (réservée uniquement aux couples stériles).

 Si on fait abstraction de ce non-sens d’un mariage infécond par définition – et une définition sociale, ni accidentelle, ni naturelle -, et si, par hypothèse, un couple homosexuel a en charge, dès son plus jeune âge, un enfant à élever, on rencontre alors une situation qui tourne à la tragédie, « chronique d’une mort annoncée ».

 D’abord, on sait que tout enfant, pour trouver rapidement son équilibre psychologique et personnel (construire sa personnalité) a besoin de son père et de sa mère. D’ailleurs, certains psychiatres prétendent que l’homosexualité vient, en partie du moins, de la déficience de l’un des deux parents. Le très jeune enfant se tourne vers son père ou sa mère quand l’autre le contrarie, mais il est perdu si sa mère sort de son champ visuel un instant et joyeux quand son père revient à la maison après le travail.

 Mais il y a plus. FREUD a mis en évidence l’importance que le complexe d’Œdipe revêtait dans le développement psychologique de l’enfant. C’est une étape nécessaire de ce développement dont la résolution est naturelle dans les situations familiales courantes. Mais son échec entraine des conséquences graves : instabilité psychologique, schizophrénie ou... homosexualité. Or le complexe d’Œdipe – dont le mécanisme psychologique est inné, rappelons-le – suppose pour sa résolution, les deux parents, le père et la mère. Il ne peut trouver une solution heureuse que dans le cadre d’une famille traditionnelle.

 Or, selon la Convention internationale des Droits de L'enfant (1989) en son article 29, au § 1 : «  Les États parties conviennent que l'éducation de l'enfant doit viser à : a) Favoriser l'épanouissement de la personnalité de l'enfant et le développement de ses dons et des ses aptitudes mentales et physiques, dans toute la mesure de leurs potentialités ; b) Inculquer à l'enfant le respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et des principes consacrés dans la Charte des Nations Unies ; c) Inculquer à l'enfant le respect de ses parents, de son identité, de sa langue et de ses valeurs culturelles, ainsi que le respect des valeurs nationales du pays dans lequel il vit, du pays duquel il peut être originaire et des civilisations différentes de la sienne ; d) Préparer l'enfant à assumer les responsabilités de la vie dans une société libre, dans un esprit de compréhension, de paix, de tolérance, d'égalité entre les sexes et d'amitié entre tous les peuples et groupes ethniques, nationaux et religieux, et avec les personnes d'origine autochtone... »

Il n’est donc pas sûr du tout que La France puisse prétendre respecter ce texte universel quand elle aura pris de telles dispositions. A moins de vouloir faire plus de fous dans la société ou d’inadaptés psychologiques qu’il n’y en a aujourd’hui, il vaudrait mieux que le Gouvernement abandonne ses funestes projets.

 Sinon, il commettra un crime contre l’humanité !

 Ce texte a été collecté le 28 septembre 2012. La loi Taubira fut définitivement adoptée en mai 2013.

Posté le lundi 30 mai 2016.

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