Vocabulaire et sexologie ou la "technocratobêtise".

   Lorsque M. Vincent Peillon était Ministre de l’Éducation nationale, et Mme Najat Vallaud- Belkacem au ministère des Droits des femmes, le premier lança les fameux « ABCD de l’égalité », fin janvier 2014, il s’agissait de « s’appuyer sur la jeunesse, pour changer les mentalités [en matière de différenciations sexuelles], notamment par le biais d’une éducation au respect de la diversité des orientations sexuelles » comme le Ministre l’écrivit en janvier 2013 dans une lettre aux Recteurs et Rectrices d’Académie.

   Ce fut une véritable levée de boucliers de la part d’Associations de parents d’Elèves et autres institutions, mais aussi de personnalités politiques ou confessionnelles, et tout simplement civiles. Après la campagne appelant à retirer les enfants de l’école pour protester contre la théorie du genre, enseignée dès la maternelle à travers le programme ABCD de l’égalité, abandonné quelques mois plus tard cependant (fin juin 2014).

   Évidemment, les deux ministères s’empressèrent de nier la réalité du phénomène. « Rumeur », « paranoïa », « hystérie ». « La théorie du genre n’existe pas », déclara M. Vincent Peillon.  C’est en partie vrai puis que le terme « théorie » qui relève du champ sémantique de l’épistémologie sous-entend tout un travail rationnel et expérimental aboutissant à son élaboration. Ce qui n’est évidemment pas le cas ici. On parlera alors d’idéologie du genre.

   Ce serait cependant bien vite enterrer le problème car le « Haut Conseil pour l’Égalité entre les Femmes et les Hommes » - et non « entre les hommes et les femmes »…- a édité en novembre 2015 une petite brochure se présentant comme un « Guide pratique pour une communication publique sans stéréotype de sexe » (sic !). Cette plaquette se donne comme objectif, en s’adressant essentiellement aux Services et Collectivités publics, de chasser les stéréotypes sexuels tant dans l’imagerie que dans la littérature officielles. Vous trouverez le texte original à cette adresse : http://www.haut-conseil-egalite.gouv.fr/IMG/pdf/guide_pratique-_vf-_2015_11_05-3.pdf

   Aussi bien, les deux signataires de ce texte, Mmes Danielle BOUSQUET et Gaëlle ABILY, abattent-elles pratiquement tout de suite leurs cartes pour justifier leurs bidouillages orthographiques : « Les rôles de sexe sont une mise en pratique du genre. Le genre est le système de normes hiérarchisées et hiérarchisantes de masculinité/féminité. Ces normes sont différentes, construites en opposition, et valables dans une culture donnée, à une époque donnée. Ce système produit des inégalités entre les femmes et les hommes » (P. 6). Le terme d’ « inégalités » dans cette citation montre aussi, si besoin en était, le préjugé de l’hypothèse.

   Mais peu importe. Au risque évident d’un chamboule-tout de notre langue et de nos usages orthographiques, grammaticaux et stylistiques, nous devrons, par exemple, quand nous parlerons de « députés » (sous-entendus hommes et femmes), il faudra écrire : « député.e.s ». Et ainsi de suite, quand l’opportunité se présente. Amusant aussi, si nous pouvons dire, la suppression de « Mademoiselle » dans les formulaires officiels comme dans l’usage commun : « Madame » lui est préférée. Ainsi on donnera du « Madame » à une jeune adolescente… L’idéologie échoue toujours dans la bêtise. Notons cependant, que l’on donnait du « Madame » aux filles du Roi, quel que soit leur âge. Mais c’était les filles du Roi…

   En 1984, l’Académie française rappelait déjà que la distinction des sexes n’est pas pertinente pour celle des genres grammaticaux. L’usage du genre non marqué, continuait-elle, lorsque l’usage ne s’y opposait pas, était de loin préférable pour les noms de titres, de professions ou de fonctions. Ainsi l'emploi du féminin dans la Ministre ou Madame la Ministre, apparu en 1997, constitue une faute d’accord résultant de la confusion coupable entre la personne et la fonction.

   Dans la soirée parlementaire du 6 octobre 2015, le député Julien Aubert, alors que Sandrine Mazetier, député de Paris, présidait la séance, s’adresse à elle, en l’appelant, « Madame le président ». Cette dernière l’a alors sèchement repris en lui enjoignant d’user du « Madame la Présidente » faute de quoi il y aurait « un rappel à l’ordre avec inscription au procès-verbal ».  « Faites un rappel à l’ordre », a alors répondu Julien Aubert, « moi j’applique les règles de l’Académie française », a-t-il ajouté.

   Au-delà, cette réforme de nos usages linguistiques fait partie d’un plus vaste ensemble de destruction de notre structure sociale et de notre civilisation au profit d’un angélisme béat et puritain. Voir à ce sujet : http://www.causeur.fr/berenice-levet-theorie-genre-feminisme-31791.html

   Au-delà encore, ces démarches perverses relèvent d’un procédé magique rudimentaire : en changeant les mots on croit changer les choses : « citoyen » en lieu et place de « monsieur »… En linguistique comme en philosophie, on appelle cela un nominalisme primaire.

 

 

28. Nov., 2016

Bérénice LEVET: la théorie du genre.

On peut lire avec profit sur cette question le petit livre de Mme Bérénice LEVET, La Théorie du Genre ou le monde rêvé des anges, préfacé par M. Michel ONFRAY, aux éditions Grasset & Fasquelle, 2014, réédité au Livre de Poche, « Biblio Essais », 2016.

LGBêTises

22. Déc., 2016

Oxford et Cambridge gangrenées par le Genre

Qui aurait cru que les prestigieuses universités anglaises d'Oxford et de Cambridge seraient gangrenées par les LGBT ? Elles ont pourtant chacune une ancienneté qui pourrait les prémunir contre cette monstruosité culturelle. Oxford date de 1167 et Cambridge de 1209. Inutile de dire que les phantasmes transgénériques n'existaient pas à cette époque moyenâgeuse.
C’est aussi en ces temps qu’apparaissent le roman courtois et toute la tradition amoureuse qui l’accompagne. Autre chose que les billevesées « LGBèTistes ».
Quelle époque ! Cela nous rappelle quelques pages du « Satyricon » de Pétrone. En attendant, suivez les liens ci-dessous pour voir jusqu’où certaines associations d’étudiants anglaises se sont fourvoyées :

http://reinformation.tv/oxford-etudiants-pronom-neutre-discrimination-transgenres-dolhein-63611-2/

http://www.bvoltaire.fr/yannikchauvin/angleterre-les-transgenres-reforment-la-grammaires,299953