Grève(s) et état d’urgence.

Un policier armé patrouille devant le marché de Noël de Colmar (Haut-Rhin), le 21 novembre 2016. (SEBASTIEN BOZON / AFP)

Ce mois de janvier aura été particulièrement agité. À une grève massive des fonctionnaires, dont ceux de l’Éducation nationale, le 26 janvier, répond celle des chauffeurs de taxis, déjà bien engagée – au moment de cette publication - et qui manifeste son souci d’atteindre des solutions acceptables pour la profession, quoiqu’il en coûte. Ou pourrait aussi signaler, pas seulement pour mémoire, les incidents assez violents survenus récemment avec les immigrés parqués dans la zone portuaire de Calais.

Et encore le mécontentement actif des éleveurs bretons et celui des "Canards en Colère" qui ont même une page Facebook (https://www.facebook.com/groups/907608312690207/?ref=br_rs#).

Mais le pays n’est–il pas en « état d’urgence » ? Ce qui semble vouloir dire que l’État doit – et peut - prendre toute mesure qu’il estime nécessaire pour le maintien et la protection de l’ordre public. Dont acte.

Il faut croire aussi que les manifestants – fonctionnaires, enseignants, taximens ou immigrés du Moyen-Orient - n’ont nulle crainte d’éventuels débordements extrémistes et violents. Et que cette idée n’a même pas traversé les esprits troublés des maniaques du semtex…

(Publié le 28 janv.-16).

Des CRS interviennent contre les taxis grévistes, le 26 janvier 2016 près de la porte Maillot, à Paris. (THOMAS SAMSON / AFP)