L’Occident en pleine tempête djihadiste.

 Ouragan sur le Caine est un film américain de 1954 où Humphrey Bogart joue le rôle du commandant d’un dragueur de mines, pendant la seconde guerre mondiale, au comportement psychotique, qui commet plusieurs erreurs de commandement et met en péril la vie de son bateau comme de son équipage lorsqu’ils croisent un typhon.

Le monde occidental nous semble aujourd’hui dans la même situation que le commandant du Caine, tétanisé qu’il est devant la détermination de Daesh.

Crimes contre la mémoire de l’humanité.

 Depuis sa création en 2014 par Ibrahim Awad Ibrahim Ali al-Badri, le califat de l’État islamique n’a cessé de conquérir des villes et des terres, autant en Irak qu’en Syrie, chassant en les rançonnant, au mieux de l’affaire, les populations – souvent chrétiennes – qui les occupaient. Aujourd’hui, des dizaines de milliers de milliers de réfugiés de ces régions affluent vers l’Europe où ils sont, il faut bien le reconnaître, accueillis avec frilosité.

En mars 2001, les talibans détruisaient à coups de canons les célèbres Bouddhas de Bâmiyân, trois statues monumentales en haut-relief, excavées dans la paroi d'une falaise située dans la vallée de Bâmiyân. Le site tout entier était pourtant classé au patrimoine mondial de l'UNESCO…

Mais en août 2015, Daesh (ou « organisation de l’état islamique », satanique devrait-on plutôt dire) rasaient au bulldozer un monastère syriaque catholique du 5e siècle, le monastère de Saint Elian à al-Qaryataïne, localité de la province de Homs, dans le centre de la Syrie.  Ils réitéreront un peu plus tard avec la destruction du site archéologique de Palmyre leur sinistre travail de suppression de la mémoire de l’humanité (après avoir décapité le directeur octogénaire du site historique).